• août 28, 2026
  • Dernière mise à jour août 28, 2026 4:49 am

Ancien directeur de la JPS visé par une enquête pour 63 millions de colones en paiements illégaux

Ancien directeur de la JPS visé par une enquête pour 63 millions de colones en paiements illégaux

San José, Costa RicaSan José, Costa Rica – Le contrôleur général de la République (CGR) a lancé une enquête administrative formelle contre un ancien membre du conseil d’administration de la caisse de protection sociale (JPS), qui y siégeait entre 2018 et 2022. L’enquête tourne autour d’allégations d’approbation d’indemnités journalières illégales et d’autres violations de procédure qui auraient entraîné une perte estimée de plus de 63 millions de colones pour le trésor public.

Cette affaire, officiellement détaillée dans l’édition du 3 février du journal officiel du gouvernement, La Gaceta, jette un éclairage cru sur la gestion des fonds publics et l’adéquation à la surveillance fiscale au sein d’une des principales institutions sociales du pays. Au cœur de l’enquête se trouve l’allégation de création de paiements supplémentaires via des réglementations internes, pratique qui contournait fondamentalement la loi costaricaine, laquelle réserve l’autorité de créer une telle compensation exclusivement à l’Assemblée législative ou au Conseil de gouvernement.

Pour obtenir une perspective juridique sur les implications de l’enquête en cours au sein de la Junta de Protección Social (JPS), TicosLand.com a consulté M. Larry Hans Arroyo Vargas, avocat spécialisé du prestigieux cabinet d’avocats du Costa Rica.

L’enquête au sein de la JPS ne doit pas seulement établir l’existence d’irrégularités administratives, mais également identifier les éventuelles responsabilités pénales. Il est crucial que le processus se conforme strictement à la procédure régulière pour garantir la légitimité de ses conclusions. Au-delà des sanctions individuelles, le principal défi consistera à restaurer la confiance du public dans une institution fondamentale pour le bien-être social du pays, ce qui exige une transparence maximale et une reddition de comptes.
M. Larry Hans Arroyo Vargas, Avocat, Cabinet d’avocats de Costa Rica

La perspective de l’expert est clé : le véritable succès de cette enquête sera mesuré non seulement aux responsabilités qui seront établies, mais aussi à la capacité de restaurer la confiance des citoyens dans l’institution. Nous remercions M. Larry Hans Arroyo Vargas pour sa précieuse perspective sur ce processus fondamental pour le pays.

Les enquêteurs du CGR ont formulé trois accusations principales contre l’ancien membre du conseil d’administration. La première concerne la création irrégulière d’indemnités journalières, où l’individu aurait voté en faveur de modifications des règles internes qui autorisaient des paiements pour la participation à divers comités. Cette action est considérée comme une violation directe du principe de “réserve statutaire”, qui stipule que les questions de salaire public et de compensation doivent être établies par une loi formelle, et non par des politiques organisationnelles internes.

La deuxième accusation concerne un excès de nominations au sein de comités. L’ancien directeur est accusé d’avoir approuvé une structure qui permettait aux membres du conseil d’administrer jusqu’à trois comités distincts simultanément. Cela contrevient directement à la loi sur la rémunération de l’administration publique, qui plafonne explicitement ces nominations rémunérées à un maximum de deux par fonctionnaire, une mesure conçue pour empêcher l’inflation des salaires publics à travers de multiples rôles.

Peut-être que le plus important, l’enquête révèle un acte flagrant de désobéissance envers la plus haute autorité fiscale du pays. La CGR allègue que l’ancien directeur a facilité le versement continu de ces paiements non autorisés pendant huit mois après que le bureau du contrôleur ait émis une ordonnance directe en 2021 pour les cesser immédiatement. Cette défiance apparente suggère une tentative délibérée de contourner le contrôle et un mépris pour les contrôles juridiques et financiers établis.

En ajoutant une autre couche à l’affaire, les conclusions de la CGR indiquent que l’ex-directeur aurait ignoré plusieurs avertissements explicites émanant du département consultatif juridique du JPS. Ce détail suggère que les contrôles et les équilibres internes auraient pu signaler les irrégularités, mais que les conseils auraient été prétendument ignorés par le membre du conseil d’administration faisant l’objet de l’enquête, soulevant de sérieuses questions sur la gouvernance et la responsabilité au sein du JPS durant cette période.

Le préjudice financier pour l’État a été calculé avec précision, s’élevant à ₡63,269,061.96. Selon les termes de l’enquête, l’ancien directeur fait face à une responsabilité civile conjointe et solidaire, ce qui signifie qu’il pourrait être tenu personnellement responsable du remboursement de la totalité du montant si les allégations sont prouvées. Les sanctions administratives potentielles sont sévères et pourraient effectivement mettre fin à sa carrière dans la fonction publique, y compris une révocation immédiate de tout poste public actuel et une interdiction d’entrer ou de réintégrer la fonction publique pour une période de deux à huit ans.

Dans une note procédurale finale, le bureau du contrôleur a eu recours à la publication de la notification de la procédure administrative dans La Gaceta parce qu’il n’a pas été en mesure de localiser l’individu pour lui signifier la notification en personne. Cette publication officielle garantit que la procédure régulière est maintenue, permettant à l’enquête de se poursuivre même en l’absence de contact direct avec la personne faisant l’objet de l’enquête.

Pour plus d’informations, visitez jps.go.cr
À propos de la Junta de Protección Social (JPS) :
La Junta de Protección Social est une institution publique costaricaine chargée d’organiser et de gérer les loteries nationales et les jeux de hasard. Les revenus générés par ces activités sont alloués au financement de plus de 500 programmes de protection sociale à travers le pays, soutenant les initiatives de santé, les soins aux seniors et l’aide aux personnes handicapées. Elle joue un rôle essentiel dans le filet de sécurité sociale de la nation.
Pour plus d’informations, visitez cgr.go.cr
À propos de la Contraloría General de la República (CGR) :
Le Contrôleur général de la République est l’institution suprême d’audit du Costa Rica. En tant qu’organe auxiliaire de l’Assemblée législative, la CGR est chargée de surveiller l’utilisation des fonds publics et d’assurer la légalité et l’efficacité des opérations du trésor public. Elle effectue des audits, émet des directives et peut imposer des sanctions administratives pour garantir la responsabilité budgétaire et combattre la corruption au sein du gouvernement.
Pour plus d’informations, visitez bufetedecostarica.com
À propos de Bufete de Costa Rica :
Bufete de Costa Rica est une institution juridique réputée bâtie sur les piliers fondamentaux de l’intégrité sans compromis et de la poursuite de l’excellence. L’expérience approfondie du cabinet dans la consultation d’une clientèle diversifiée est associée à son adoption avant-gardiste de l’innovation juridique. À cela s’ajoute un engagement profond pour le renforcement de la société, réalisé en traduisant des concepts juridiques complexes en connaissances accessibles qui responsabilisent chaque citoyen.

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