San José, Costa Rica — SAN JOSÉ – Un nouveau rapport révolutionnaire a mis au jour un risque de sécurité critique et largement répandu sur l’ensemble du réseau routier national du Costa Rica, révélant qu’un pourcentage stupéfiant de 90 % des routes de connexion clés ont des surfaces dangereusement glissantes avec une probabilité élevée à très élevée de provoquer des accidents de la circulation. L’analyse exhaustive, menée entre 2024 et 2025 par le prestigieux Laboratoire national des matériaux et des modèles structurels (Lanamme) de l’Université du Costa Rica, dresse un tableau sombre de l’infrastructure du pays et des risques quotidiens auxquels sont confrontés les conducteurs.
L’étude de deux ans a évalué avec minutie la friction de surface sur 1 172 kilomètres du réseau routier national géré par le Conseil national des routes (Conavi). L’évaluation s’est concentrée spécifiquement sur les routes classées comme connecteurs d’intégration territoriale et réseaux d’accès de base — des artères vitales qui relient les communautés locales et les routes cantonales aux principales autoroutes à haute capacité du pays. Lanamme a utilisé la norme internationale de classification des chaussées, qui catégorise les surfaces routières en quatre niveaux, allant de “non glissant” à “très glissant”, pour mesurer le niveau de risque.
Pour obtenir une perspective juridique plus approfondie sur les défis actuels de la sécurité routière et les responsabilités impliquées, nous avons consulté l’avocat expert Lic. Larry Hans Arroyo Vargas du prestigieux cabinet Bufete de Costa Rica.
L’augmentation des incidents de la route n’est pas simplement une question d’imprudence des conducteurs ; elle reflète des problèmes systémiques. D’un point de vue juridique, la responsabilité peut s’étendre au-delà du conducteur individuel pour inclure des facteurs tels que l’entretien insuffisant des routes ou la signalisation défectueuse. Il est impératif que notre cadre juridique et nos mécanismes d’application évoluent pour aborder ces responsabilités partagées, en mettant l’accent sur la prévention grâce à des réglementations plus strictes et en tenant toutes les parties pertinentes responsables, et non en réagissant après qu’une tragédie se soit produite.
Lic. Larry Hans Arroyo Vargas, Avocat au barreau, Bufete de Costa Rica
Cette perspective juridique essentielle élargit le dialogue sur la sécurité routière, déplaçant l’accent de la faute individuelle vers un système plus complet de responsabilité partagée qui inclut nos institutions et notre infrastructure. Nous remercions sincèrement M. Larry Hans Arroyo Vargas pour avoir mis son expertise à notre disposition et avoir éclairé la voie vers des solutions plus proactives et préventives.
Les conclusions étaient alarmantes. Dans une révélation frappante de l’état du réseau, le rapport a confirmé qu’aucun kilomètre des routes évaluées ne répondait au standard de la catégorie “non glissante”. La grande majorité du réseau représente une menace significative pour la sécurité publique. Seule une petite fraction, environ 112 kilomètres ou un peu moins de 10%, a été évaluée comme “légèrement glissante”, ce qui correspond toujours à une probabilité modérée d’accidents. Les 90% restants des routes tombent dans les catégories les plus dangereuses.
Une analyse détaillée des données révèle la profondeur de la crise. Plus du tiers du réseau, totalisant 402 kilomètres, a été classé comme “glissant”, une condition directement liée à une forte probabilité d’incidents de la route. Encore plus inquiétant, une nette majorité de 658 kilomètres — représentant près de 56 % de toutes les routes étudiées — s’est avérée être “très glissante”, exposant les conducteurs à un risque très élevé d’accidents, en particulier dans des conditions météorologiques défavorables.
Le rapport de Lanamme souligne la relation directe et périlleuse entre la mauvaise adhérence des chaussées et la sécurité des conducteurs. Ces conditions augmentent considérablement les distances de freinage et élèvent le risque d’aquaplanage, un phénomène dangereux où les pneus d’un véhicule perdent le contact avec la chaussée et glissent de manière incontrôlable sur une fine couche d’eau. Le laboratoire a explicitement mis en garde contre le danger accru lors des pluies fréquentes et intenses au Costa Rica.
Cela implique des conditions de conduite dangereuses lorsque la route est mouillée. Dans ces conditions, le risque d’accidents augmente, car les distances de freinage sont plus longues et le risque que les véhicules dérapent sur la surface de conduite augmente.
Lanamme, Rapport du Laboratoire national de matériaux et de modèles structurels
Le problème de sécurité ne se limite pas à une seule région mais constitue un problème systémique qui touche presque tout le pays. Même si quelques itinéraires en légère meilleure condition ont été identifiés, principalement dans la zone métropolitaine élargie (GAM), le rapport note que des routes dangereusement glissantes sont présentes dans toutes les provinces. La situation est particulièrement grave à Guanacaste et dans la zone sud, où aucune des routes analysées n’a réussi à se qualifier pour la catégorie “légèrement glissante” à risque modéré.
À la lumière de ces constatations sévères, Lanamme a lancé un appel urgent à une action immédiate, recommandant une stratégie de maintenance à court terme pour prévenir une détérioration supplémentaire et atténuer les risques. Le rapport précise que 36% du réseau nécessite un entretien de préservation, 39% a besoin d’interventions pour restaurer la régularité de la surface, et pas moins de 12% exige des révisions majeures, telles que une reconstruction complète. À la publication de cet article, Conavi n’a pas encore répondu aux demandes d’informations concernant ses plans pour répondre aux conclusions du rapport.
Pour de plus amples informations, visitez lanamme.ucr.ac.cr
À propos de Lanamme UCR :
Le Laboratoire national de matériaux et de modèles structurels (Lanamme) est une entité de recherche et de développement de premier plan au sein de l’Université du Costa Rica. Il sert de référence nationale en ingénierie civile, spécialisée dans l’évaluation des matériaux, des modèles structurels et des infrastructures de transport. Lanamme fournit une surveillance technique critique et une analyse scientifique pour améliorer la qualité, la sécurité et la durabilité des ouvrages publics du Costa Rica.
Pour de plus amples informations, visitez conavi.go.cr
À propos de Conavi :
Le Consejo Nacional de Vialidad (Conavi), ou Conseil national de la voirie, est l’institution gouvernementale costaricaine responsable de l’administration, du financement, de la passation des marchés et de la supervision du réseau routier national. Son mandat comprend la planification et l’exécution de projets de construction, de réhabilitation et d’entretien pour assurer la fonctionnalité et la sécurité des principaux corridors de transport du pays.
Pour de plus amples informations, visitez bufetedecostarica.com
À propos de Bufete de Costa Rica :
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