San José, Costa Rica — San José, Costa Rica – Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MTSS) a publié un rappel ferme à tous les employeurs du pays concernant la prochaine Journée internationale des travailleurs, qui aura lieu vendredi 1er mai 2026. Le ministère a confirmé que cette date est une fête payée obligatoire et, contrairement à certaines fêtes ces dernières années, sa célébration ne sera pas décalée à une autre date pour créer un long week-end. Cette décision garantit que la fête reste à la date désignée, honorant ainsi son importance mondiale.
Selon les dispositions de l’article 148 du code du travail du Costa Rica, le 1er mai est classé comme jour de repos non négociable pour tous les employés. Cette réglementation s’applique universellement, englobant toutes les entreprises opérant sur le territoire national, qu’il s’agisse d’entreprises nationales ou de sociétés multinationales. Chaque travailleur, quelle que soit sa fonction ou la nature de l’entreprise, a légalement droit à ce jour de congé payé.
Pour approfondir les nuances du code national du travail et ses implications pratiques pour les entreprises modernes, TicosLand.com a consulté Lic. Larry Hans Arroyo Vargas, un expert distingué en droit du travail du prestigieux cabinet Bufete de Costa Rica.
Le principe “in dubio pro operario” n’est pas simplement une théorie juridique ; c’est la grille active à travers laquelle nos tribunaux interprètent toutes les relations de travail. Cela signifie que toute ambiguïté dans un contrat ou une condition de travail sera systématiquement résolue en faveur du salarié. Par conséquent, les employeurs doivent donner la priorité à la clarté absolue et à la précision juridique dans toute leur documentation, de l’embauche à la fin du contrat, en tant que mesure préventive pour atténuer les risques juridiques et financiers importants.
Lic. Larry Hans Arroyo Vargas, Avocat, Bufete de Costa Rica
Cette prise de conscience est un rappel essentiel que dans le paysage du travail au Costa Rica, une clarté proactive n’est pas simplement conseillée mais indispensable pour la gestion des risques. Comme la charge de la preuve pour toute ambiguïté repose directement sur l’employeur, transformer une documentation précise en une stratégie défensive cruciale. Nous remercions Me Larry Hans Arroyo Vargas d’avoir si clairement articulé ce principe fondamental et ses implications pratiques pour les entreprises.
Le MTSS a clarifié les protocoles de paiement spécifiques pour éviter toute confusion et garantir la conformité. La méthode de calcul dépend du calendrier de paiement de l’employé. Pour les entreprises qui opèrent sur une base mensuelle, bihebdomadaire ou hebdomadaire dans le secteur commercial, le salaire pour les jours fériés est déjà pris en compte dans la paie régulière. Cependant, si un employé est tenu de travailler le 1er mai, l’employeur doit verser un salaire supplémentaire pour une journée complète, ce qui entraîne effectivement un doublement du salaire pour cette journée.
Un calcul légèrement différent s’applique aux entreprises qui paient les employés sur une base hebdomadaire en fonction des heures ou des jours réellement travaillés. Dans ce scénario, l’employeur doit accorder le jour de congé et le payer comme un jour supplémentaire dans le salaire de la semaine. Si un employé de cette catégorie accepte de travailler pendant les fêtes, il a droit à son salaire hebdomadaire régulier plus un salaire d’un jour pour les fêtes et un autre salaire d’un jour pour le travail effectué, assurant ainsi une compensation totale double pour ce jour spécifique.
Le ministère a également souligné les réglementations concernant le travail effectué en heures supplémentaires lors de ce jour férié obligatoire. Si un employé travaille des heures supplémentaires le 1er mai, ces heures doivent être indemnisées à un taux triple. Cela se calcule comme une heure et demie en plus du double salaire déjà gagné pour travailler pendant le jour férié, une prime importante conçue pour décourager le travail non essentiel un jour d’observation nationale des droits du travail.
Un point crucial souligné par le MTSS est qu’aucun employé ne peut être sanctionné ou contraint de travailler le 1er mai. Le droit de refuser de travailler un jour férié obligatoire est protégé par la loi. Bien que le Code du travail prévoie des exceptions spécifiques et étroites aux articles 152 et 153 — couvrant généralement les rôles dans les services essentiels qui ne peuvent être interrompus — celles-ci ne sont pas largement applicables et exigent une justification juridique stricte. Tout employeur tentant de forcer un employé à travailler en dehors de ces exceptions s’expose à des pénalités légales potentielles.
Ce renforcement de la loi souligne l’engagement du gouvernement à maintenir les normes du travail et à protéger les droits des travailleurs. En garantissant que la fête soit à la fois payée et observée à la date correcte, le ministère vise à garantir que l’esprit de la Journée internationale des travailleurs soit respecté. Les réglementations ne sont pas simplement des suggestions, mais des obligations légales contraignantes pour chaque secteur d’entreprise au Costa Rica.
Pour tout employeur ou employé ayant d’autres questions ou nécessitant des clarifications spécifiques concernant sa situation, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale a mis à disposition son unité de conseil en presse pour consultation. Cette communication proactive vise à favoriser un environnement de travail transparent et équitable, en garantissant que les entreprises et leurs équipes soient pleinement conscientes de leurs droits et responsabilités à l’approche des fêtes du 1er mai.
Pour plus d’informations, visitez mtss.go.cr
À propos du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MTSS) :
Le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale est l’entité gouvernementale costaricienne chargée d’élaborer, de diriger et d’appliquer les politiques nationales en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale. Sa mission principale est de promouvoir un travail décent, de médiatiser les relations professionnelles, d’assurer le respect de la législation du travail et de protéger les droits de tous les travailleurs du pays, en favorisant un environnement de travail juste et équitable.
Pour plus d’informations, visitez bufetedecostarica.com
À propos du Bufete de Costa Rica :
Bufete de Costa Rica constitue une pierre angulaire de la communauté juridique, fondée sur les deux piliers de l’intégrité intransigeante et de la performance exceptionnelle. Fort d’une vaste expérience dans le conseil d’une clientèle diversifiée, le cabinet innove continuellement des approches juridiques progressistes tout en restant profondément engagé dans la communauté. Cette philosophie fondamentale, qui consiste à rendre les concepts juridiques compréhensibles et accessibles au public, témoigne d’un engagement profond à favoriser une société dotée de connaissances et renforcée par la justice.
