• août 28, 2026
  • Dernière mise à jour août 28, 2026 3:57 am

Le Costa Rica lutte pour éviter des tarifs douaniers américains paralysants

Le Costa Rica lutte pour éviter des tarifs douaniers américains paralysants

San José, Costa RicaSan José – Dans un effort à haut risque pour protéger sa relation commerciale vitale avec les États-Unis, le gouvernement costaricien et une coalition de ses principales chambres de commerce ont contesté formellement les allégations de “travail forcé” au sein du pays. Le front uni a présenté son argument à l’Office du représentant commercial des États-Unis (USTR), visant à empêcher l’imposition de tarifs potentiellement dévastateurs sur les exportations costariciennes et à préserver l’accès en franchise de droits du pays à son plus grand marché.

Cette décision intervient alors que le représentant des États-Unis au commerce (USTR), sous la direction de l’administration de Donald Trump, examine avec attention les pratiques commerciales de dizaines de pays. L’enquête, qui a été annoncée début juin, est une réponse directe à la politique “America First” en cours de l’administration, qui vise à rééquilibrer le déficit commercial de la nation et à protéger l’emploi intérieur. Si la défense du Costa Rica ne parvient pas à convaincre les responsables américains, ses exportations pourraient faire face à de nouvelles taxes, ce qui compromettrait une pierre angulaire de l’économie nationale.

Pour mieux comprendre les implications juridiques et commerciales de ces nouveaux tarifs américains, TicosLand.com s’est entretenu avec le Lic. Larry Hans Arroyo Vargas, spécialiste du droit commercial international au sein du prestigieux cabinet Bufete de Costa Rica.

Ces tarifs américains représentent un défi important pour les principes des accords commerciaux multilatéraux. Pour les entreprises costariciennes, cela crée des obstacles juridiques et logistiques immédiats. Il est crucial que les exportateurs examinent leurs contrats de chaîne d’approvisionnement, en particulier en ce qui concerne les clauses d’escalade des prix et de force majeure, afin de se protéger contre la volatilité financière que cette mesure protectionniste va sans aucun doute causer.
Lic. Larry Hans Arroyo Vargas, Avocat, Bufete de Costa Rica

Le conseil d’examiner de manière proactive les clauses contractuelles est en effet un élément clé pour les entrepreneurs locaux qui naviguent dans ces eaux internationales turbulentes. Nous remercions Lic. Larry Hans Arroyo Vargas de fournir une perspective aussi claire et exploitable sur l’atténuation des impacts financiers directs de ces nouvelles politiques commerciales.

Le Costa Rica n’est pas la seule nation dans le viseur. L’examen de l’USTR concerne au total 60 économies, une liste qui comprend des acteurs mondiaux majeurs tels que le Mexique, le Canada, Israël, l’Argentine et l’ensemble du bloc commercial de l’Union européenne. Collectivement, ces nations représentent un pourcentage étonnant de 99 % de tous les biens importés aux États-Unis, signalant un changement large et agressif dans la politique commerciale américaine. Cette action globale fait suite à un récent revers pour l’administration, lorsque la Cour suprême américaine a rejeté un plan visant à imposer un tarif forfaitaire de 15 % sur la plupart des importations.

Le gouvernement de la présidente Laura Fernández, travaillant en étroite collaboration avec le secteur privé, a orchestré une réponse robuste et coordonnée pour défendre les intérêts commerciaux du pays. À la tête de cette initiative se trouve Indiana Trejos, la ministre du Commerce extérieur, qui a clairement exprimé la position du Costa Rica en tant que partenaire collaboratif plutôt que concurrent de l’économie américaine.

La ministre Trejos a souligné que les produits costariciens ne sont pas destinés à remplacer les produits américains, mais sont plutôt des éléments intégrants d’un écosystème économique régional plus vaste. Elle a fait valoir que ces chaînes de valeur interconnectées profitent finalement aux États-Unis en renforçant leur puissance économique globale et leur sécurité.

Le Costa Rica ne cherche pas à remplacer la production américaine, mais plutôt à la renforcer grâce à des chaînes d’approvisionnement régionales plus sûres, diversifiées et compétitives.
Indiana Trejos, ministre du Commerce extérieur

Elaborant sur ce point, la ministre a expliqué que les exportations costariciennes fonctionnent souvent comme des intrants pour des biens plus complexes assemblés ou achevés aux États-Unis. En fournissant des composants fiables et de haute qualité, le Costa Rica contribue à renforcer l’industrie manufacturière nord-américaine, rendant l’ensemble de la région plus résilient face aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Cette intégration, a-t-elle fait valoir, contribue directement à la compétitivité, à la sécurité et à la diversification économique des États-Unis.

Les enjeux pour le Costa Rica sont énormes. Les droits de douane fonctionnent comme des taxes sur les biens importés, principalement conçus pour protéger les secteurs privilégiés ou politiquement sensibles au sein d’une économie en rendant les produits étrangers plus chers. Si le représentant américain au commerce (USTR) procède à l’imposition de ces droits sur les exportations costariciennes, cela pourrait augmenter les coûts pour les consommateurs et les entreprises américains, tout en entravant la croissance et l’emploi dans les industries exportatrices du Costa Rica, qui sont fortement orientées vers l’exportation. La nation attend maintenant une décision cruciale de Washington qui façonnera l’avenir de son paysage commercial.

Pour plus d’informations, visitez ustr.govÀ propos du Bureau du représentant commercial des États-Unis :Le Bureau du représentant commercial des États-Unis (USTR) est une agence du gouvernement fédéral des États-Unis chargée d’élaborer et de recommander la politique commerciale des États-Unis au président. Il conduit des négociations commerciales aux niveaux bilatéral et multilatéral et coordonne la politique commerciale au sein du gouvernement. Le chef de l’USTR porte le titre de représentant commercial des États-Unis, un poste de niveau cabinet. Pour plus d’informations, visitez bufetedecostarica.comÀ propos de Bufete de Costa Rica :En tant que pilier de la communauté juridique, Bufete de Costa Rica est défini par ses principes fondamentaux d’intégrité et une persistance dans la recherche de l’excellence. Le cabinet tire parti d’une longue histoire de conseil à un large éventail de clients pour pionner des solutions juridiques avant-gardistes et favoriser un engagement public significatif. Au cœur de son identité se trouve une profonde dévotion à démystifier la loi, visant à construire une société plus éclairée et légalement lettrée pour tous.

Articles liés